Aider un enfant atteint de dyscalculie

Dernière mise à jour : 24 mars

Beaucoup d'enfants ont des difficultés en mathématiques. Mais si les problèmes de votre enfant sont graves et ne semblent pas s'améliorer, ils peuvent être le signe d'un trouble appelé dyscalculie.


La dyscalculie est un trouble de l'apprentissage qui fait que les enfants ont du mal à comprendre, à apprendre et à faire des mathématiques. Les garçons et les filles ont les mêmes chances de souffrir de dyscalculie. Elle commence généralement à se manifester dès que les enfants commencent les cours de mathématiques à l'école. La dyscalculie est un trouble spécifique de l'apprentissage, ce qui signifie qu'elle affecte uniquement la façon dont les enfants apprennent les mathématiques. Un enfant atteint de dyscalculie peut avoir de bons résultats dans d'autres matières, comme le français ou l'histoire, mais avoir des difficultés dans les cours de mathématiques.


Tous les problèmes de mathématiques, même les plus graves, ne sont pas dus à la dyscalculie. Des troubles tels que la dyslexie, les problèmes de traitement visuel ou auditif et le TDAH peuvent également rendre l'apprentissage des mathématiques difficile. Que doivent surveiller les parents ? Les jeunes enfants atteints de dyscalculie peuvent avoir des difficultés à reconnaître les chiffres, à apprendre à compter ou à reconnaître des modèles de base.


En grandissant, les enfants peuvent avoir du mal à se souvenir des chiffres (comme les codes postaux ou les scores des matchs), à distinguer la gauche de la droite ou à calculer les distances. Parmi les autres signes, citons les difficultés à rendre la monnaie, à lire les horloges ou à calculer le temps que prend une tâche.


Fournir un soutien scolaire

Les enfants atteints de dyscalculie ont besoin d'un soutien supplémentaire pour les aider à rester sur la bonne voie en cours de mathématiques, à faire leurs devoirs et à affronter les contrôles. Essayer différents types de soutien peut vous aider, vous et votre enfant, à trouver les outils adaptés à ses besoins.


Les spécialistes de l'éducation ou un tuteur en mathématiques, en particulier ceux qui ont l'habitude de travailler avec des élèves qui apprennent différemment, peuvent aider votre enfant à apprendre à aborder les problèmes de mathématiques de manière plus efficace. Le tutorat permettra également à votre enfant de pratiquer ses compétences en mathématiques dans un cadre plus calme et moins stressant.


Les bons outils : Des outils et des technologies de soutien peuvent aider votre enfant à résoudre des problèmes difficiles.

  • Une calculatrice dont il sait se servir

  • Des crayons (pour effacer !)

  • Du papier graphique pour l'aider à garder les colonnes et les chiffres droits.

  • Des rappels et des alarmes préprogrammés sur le téléphone pour l'aider à garder la notion du temps.

  • Des applications et des jeux mathématiques qui lui permettent de pratiquer les compétences essentielles de manière amusante.

  • Des aménagements : Travaillez avec l'enseignant de votre enfant pour vous assurer qu'il a accès à des aides appropriées, notamment :

- l'accès à une calculatrice pendant les cours et les tests,

- du temps supplémentaire pour les tests,

- un espace calme pour travailler,

- la possibilité d'enregistrer les cours ou d'avoir une copie des cours,

- un tutorat ou une aide aux devoirs à l'école.


Aborder l'anxiété

De nombreux enfants, avec ou sans dyscalculie, sont confrontés à ce que l'on appelle communément l'anxiété liée aux mathématiques. Les enfants qui ont du mal avec les maths ressentent souvent une grande anxiété lorsqu'il s'agit d'effectuer une tâche liée aux maths, en particulier les devoirs ou les tests.


Souvent, cette anxiété devient une prophétie qui se réalise d'elle-même. Les enfants qui ont des difficultés en mathématiques deviennent souvent si anxieux que l'anxiété prend le dessus. Ils sont incapables de se concentrer sur l'apprentissage du problème ou la réussite du test parce qu'ils ont peur de mal faire.


L'anxiété liée aux mathématiques n'est pas exclusive aux enfants atteints de dyscalculie, mais elle est fréquente chez ces derniers. L'une des clés pour aider les enfants atteints de dyscalculie est de leur enseigner des stratégies de gestion de l'anxiété. Lorsque les enfants apprennent à gérer l'anxiété provoquée par les défis mathématiques, ils deviennent plus aptes à absorber les informations et les techniques qui peuvent les aider.


Soutenir l'estime de soi

Comme la plupart des troubles de l'apprentissage, la dyscalculie a souvent des coûts cachés. Si votre enfant souffre de dyscalculie, il peut se sentir frustré ou gêné lorsqu'on lui demande de faire des choses (comme réciter les tables de multiplication) qui sont difficiles pour lui, surtout en classe ou en présence d'autres élèves.


Mais les problèmes peuvent souvent aller au-delà de l'école. L'impact de la dyscalculie sur les activités quotidiennes (jouer à des jeux de société, rendre la monnaie correctement ou même lire les horloges avec exactitude) peut provoquer chez les enfants un sentiment de gêne et d'évitement.


En aidant votre enfant à comprendre son trouble d'apprentissage, vous lui donnerez les outils dont il a besoin pour gérer sa dyscalculie, tant sur le plan scolaire qu'émotionnel.

  • Ne le laissez pas dans l'ignorance. Parlez-lui des difficultés que la dyscalculie peut entraîner et soyez précis : "Tu sais que tu as du mal à te souvenir de tes tables de multiplication ou à savoir combien de monnaie il faut rendre ? C'est ça la dyscalculie".

  • Reconnaissez ses difficultés et félicitez ses efforts, même si les résultats ne sont pas parfaits : "Je comprends à quel point ce devoir de mathématiques était difficile. J'étais si fier de voir à quel point tu as travaillé dur dessus." Louer les efforts plutôt que les résultats aidera votre enfant à se sentir fier de son travail, même si cela ne se reflète pas dans sa note finale.

  • Aidez-le à identifier ses forces spécifiques et offrez-lui un renforcement positif : "Ta rédaction était très bien écrite et émouvante. Tu es un excellent écrivain".

  • Combattez le discours négatif sur soi : Si votre enfant commence à dire des choses comme "Je suis juste stupide", ne l'ignorez pas. Consultez plutôt ces idées pour aider les enfants qui sont trop durs envers eux-mêmes.

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