Comment aider un enfant anxieux

Dernière mise à jour : 17 janv. 2021

Lorsque les enfants sont chroniquement anxieux, même les parents les mieux intentionnés peuvent tomber dans un cycle négatif et, ne voulant pas qu'un enfant souffre, exacerber en fait l'anxiété du jeune. Cela se produit lorsque les parents, anticipant les craintes d'un enfant, tentent de le protéger contre elles. Voici des conseils pour aider les enfants à sortir du cycle de l'anxiété.


1. L'objectif n'est pas d'éliminer l'anxiété, mais d'aider l'enfant à la gérer.

Aucun d'entre nous ne veut voir un enfant malheureux, mais la meilleure façon d'aider les enfants à surmonter l'anxiété n'est pas d'essayer d'éliminer les facteurs de stress qui la déclenchent. Il s'agit de les aider à apprendre à tolérer leur anxiété et à fonctionner du mieux qu'ils peuvent, même lorsqu'ils sont anxieux. L'anxiété diminuera ou disparaîtra avec le temps.


2. N'évitez pas les choses simplement parce qu'elles rendent un enfant anxieux.

Aider les enfants à éviter les choses qui leur font peur les fera se sentir mieux à court terme, mais cela renforce l'anxiété à long terme. Si un enfant placé dans une situation inconfortable se met en colère, se met à pleurer et que ses parents interviennent pour l'aider ou le soustraire à la situation, il a appris ce mécanisme d'adaptation et il peut s'attendre dans le futur à ce que ses parents interviennent de nouveau.


3. Exprimer des attentes positives mais réalistes.

Vous ne pouvez pas promettre à un enfant que ses craintes sont irréalistes (qu'il ne ratera pas un test, qu'il s'amusera en faisant du patin pour la première fois ou qu'un autre enfant ne se moquera pas de lui le jour de son exposé). Mais vous pouvez exprimer votre confiance en lui, en lui disant qu'il va s'en sortir, qu'il sera capable de gérer et que, lorsqu'il affrontera ses peurs, le niveau d'anxiété diminuera avec le temps. Cela lui donne la certitude que vos attentes sont réalistes et que vous n'allez pas lui demander de faire quelque chose qu'il ne peut pas gérer.


4. Respectez ses sentiments, mais ne les amplifiez pas.

Il est important de comprendre que la validation ne signifie pas toujours l'accord. Ainsi, si un enfant est terrifié à l'idée d'aller chez le médecin parce qu'il doit se faire vacciner, vous ne voulez pas minimiser ses craintes, mais vous ne voulez pas non plus les amplifier. Vous voulez l'écouter et faire preuve d'empathie, l'aider à comprendre ce qui l'angoisse et l'encourager à sentir qu'il peut affronter ses craintes. Le message que vous voulez faire passer est le suivant : "Je sais que tu as peur, et c'est normal, et je suis là, et je vais t'aider à traverser cette épreuve".


5. Ne posez pas de questions orientées.

Encouragez votre enfant à parler de ses sentiments et essayez de poser des questions ouvertes et pas : "Es-tu anxieux à propos de ce test ? Es-tu inquiet pour ton exposé ?" Pour éviter d'alimenter le cycle de l'anxiété, posez simplement des questions de type : "Comment te sens-tu par rapport à ton exposé ?"


6. Ne renforcez pas les craintes de l'enfant.

Ce que vous voulez évitez, c'est que votre voix ou votre langage corporel disent: "Peut-être que c'est quelque chose dont tu devrais avoir peur." Imaginons qu'un enfant a eu une expérience négative avec un chien. La prochaine fois qu'il sera en présence d'un chien, vous pourriez être anxieux de savoir comment il réagira et vous pourriez involontairement lui envoyer le message qu'il devrait, en effet, être inquiet.


7. Encouragez l'enfant à tolérer son anxiété.

Dîtes à votre enfant que vous vous rendez compte de l'effort qu'il doit faire pour tolérer son anxiété. Cela l'encourage vraiment à s'engager dans la vie et à laisser l'anxiété diminuer avec le temps à mesure qu'il continuera à être en contact avec le facteur de stress. Il se peut que l'anxiété disparaisse pas totalement, qu'elle ne diminue pas aussi vite qu'il le voudrait, mais c'est ainsi que l'on surmonte ses peurs.


8. Ne communiquez pas sur une situation stressante prévue trop longtemps à l'avance.

Lorsque nous avons peur de quelque chose, le moment le plus difficile est vraiment avant de le faire. Une autre règle de base pour les parents est donc d'essayer d'éliminer ou de réduire la période d'anticipation. Si un enfant est nerveux à l'idée d'aller chez le médecin, il ne faut pas se lancer dans une discussion à ce sujet deux heures avant d'y aller ; cela risque de le stresser davantage. Essayez donc de réduire cette période au minimum.


9. Réfléchissez avec l'enfant.

Il est parfois utile de discuter de ce qui se passerait si la peur de l'enfant se réalisait - comment la supporterait-il ? Un enfant qui a peur de se séparer de ses parents peut s'inquiéter de ce qui se passerait s'ils ne venaient pas le chercher. Vous pouvez lui demander : "Si ta mère ne venait pas à la fin de l'entraînement de foot, que ferais-tu ? "Eh bien, je dirais à l'entraîneur que ma mère n'est pas là." Et que crois-tu que l'entraîneur ferait ? "Eh bien, il appellerait ma mère. Ou il attendrait avec moi." Un enfant qui a peur qu'un étranger soit envoyé le chercher peut avoir un mot de code de ses parents que tous ceux qu'ils ont envoyés connaîtraient. Pour certains enfants, le fait d'avoir un plan peut réduire l'incertitude de manière saine et efficace.


10. Essayez de donner l'exemple d'une façon saine de gérer l'anxiété.

Il existe de multiples façons d'aider les enfants à gérer leur anxiété en leur montrant comment vous y faites face vous-même. Les enfants sont perspicaces, et ils vont s'en rendre compte si vous vous plaignez au téléphone à un ami que vous ne pouvez pas gérer le stress. Il ne faut pas faire semblant de ne pas avoir de stress et d'anxiété, mais montrez aux enfants qu'il est possible de gérer ses émotions calmement et de tolérer un minimum de stress.




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